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Paris | galerie Eric Mircher
septembre – octobre 2010

« Il y a dans mon travail ni fantastique ni folie, c’est un acte culturel… »
Oui, mais pour celui qui contemple le très curieux travail de ce Belge d’une petite quarantaine d’années, le résultat est là, fantastique, dans des paysages où se mêlent rêves et réalité, dans des univers terriens et aquatiques desquels se dégage une certaine morbidité. Utilisant le thème de la tempête poussant des âmes et des êtres vers des rivages inconnus comme métaphore de notre temps, Ic fait effectivement œuvre culturelle en reprenant métaphore souvent utilisées par les classiques. Mais peut-être est ce aussi parce que son travail est classique – dans le bon sens du terme avec cette science de l’espace comme sa technique maîtrisée – et qu’il touche juste avec ce ressenti, face à ses œuvres, qui nous plonge dans un abîme de contemplation. Quand on regarde l’évolution d’Hervé Ic, on est étonné par le chemin parcouru depuis ses premiers travaux, essentiellement des portraits dans l’esprit des Katz et autres Fischl avec, chez lui, une touche très particulière, celle de son temps, de son époque. Il ne craint pas le rose flashy le fluo, les êtres au sourire un brin vampirique. On avait alors déjà un pied dans un autre monde. Celui qu’il nous dévoile aujourd’hui.

par Alexandre Grenier, le Pariscope, octobre 2010